Un signe est-il neutre ?
Signe = forme + contexte + publics
Identité visuelle
≠
signe
Ferdinand DE SAUSSURE est à l'origine de la sémiologie et de l'étude des signes vers la fin du XIXe s.
Il conçoit le signe comme une unité dyadique.
Le signe linguistique n’unit pas un nom à une chose, mais une image accoustique à un concept
Le signifié désigne le concept, le signifiant désigne l’image acoustique et le signe, l’union du concept et de l’image acoustique.
Au début du XXe s., Charles SANDERS PEIRCE est à l'origine de la sémiotique qui se différencie de la sémiologie par une approche triadique du signe.
Il classe les signes en fonction de la relation que le representamen entretien avec l’objet : icône, indice, symbole.
Il représente l’objet avec des caractéristiques similaires (ressemblance).
Il ne représente pas l’objet, il en est la manifestation directe.
Il est une représentation conventionnelle de l’objet.
Marque de tâcheron sur les remparts d'Aigues-Mortes (Moyen-Âge)
Les Catacombes de Paris, c'est le plus grand ossuaire du monde (environ 6 millions de restes humains).
Ce lieu incontournable touche un public très international (+ de 500 000 visiteurs par an dont 47% de visiteurs étrangers), imposant un langage graphique simple, direct et sobre.
Le défi : une identité claire, lisible, cohérente, sans trahir le sens du lieu.
un “C” stylisé, tracé comme un passage/galerie, dont la contreforme fait apparaître un crâne (pictogramme minimal, fort contraste)
les Catacombes comme lieu souterrain de mort / mémoire / memento mori ; l’idée d’entrer dans un dédale patrimonial (expérience à la fois historique et troublante)
La contreforme ressemble à un crâne.
Il peut “indiquer” un lieu souterrain, une trace du passé.
Culturellement, crâne = mort, danger, macabre.
Le Pays basque est riche en signes (lauburu, couleurs, typographies, etc.) → ressource d’inspiration.
Mais certains signes peuvent faire écho à des enjeux politiques (nationalisme basque) → attention à l’activation involontaire de sens.
Une croix basque lauburu réinterprétée en forme minimaliste, construite sur un module de demi-cercles, portée par un “rouge pimenté” (pouvant aussi se lire comme une fleur d’hibiscus / motif de chemise de surfeur).
Cycle du temps, 4 saisons, équilibre des éléments, et plus largement l’idée d’harmonie / qualité de vie, avec une intention de concilier tradition et modernité (passé/avenir, terroir/monde).
Un logotype simple avec le nom du candidat en capitales (Avenir) + année de la campagne (Chunkfive), en blanc sur fond rouge, avec un double trait (soulignement + surlignement) qui met en relief “FR” dans FRANÇOIS.
Une posture de campagne moderne et “connectée” (le souligné évoque le lien/maillage), une idée de mise en avant/protection et d’équilibre (lecture possible du “=”); le focus FR ancre le candidat dans la France plutôt que dans l’ego (FH).
1. Il condense une vision, une mémoire, une stratégie
2. Il fonctionne sur plusieurs niveaux de lecture
3. Sa puissance vient de l'équilibre entre lisibilité immédiate et richesse symbolique
À rapprocher du schéma de Jakobson décrivant les différentes fonctions du langage.
Le logotype indique la plupart du temps le nom de l’entreprise.
Le logotype identifie de manière singulière la marque qu’il représente à l’aide de signes graphiques porteur de ses valeurs.
Le logotype s’adresse à une cible, il doit attirer son regard, être facilement lisible et mémorisable.
En tant que signature, le logo est gage de qualité, de pérennité et certifie l’origine du produit et du producteur.
Le logo est un signe d’identification consensuelle et constitue un signe fédérateur pour l'ensemble des parties prenantes et des consommateurs.
Qui commande ? pourquoi ?
Qui est visé, qui est oublié ?
Que représente-t-on vraiment ?
Icône / indice / symbole, et pourquoi ?
Que cherche-t-on à provoquer ?
Contresens, détournements, conflits de légitimité.
La plupart du temps une marque est l'association d'un nom et d'un symbole graphique.
Wordmark
Emblème
Bloc marque vertical
Bloc marque horizontal
Le système graphique repose sur une forme en “U” qui vient encadrer une image ou un bloc de texte, et se décline selon les formats.
Dans les faits, le “U” tient surtout du storytelling : la plupart des gens y verront simplement un cadre, pas une lettre.
Si personne ne lit l’intention, l’intention n’existe pas !
Pourquoi cette forme est la plus pertinente pour l’usage ? (wordmark / symbole / emblème…)
Quel “rôle” la marque veut jouer dans la culture ? (neutre, institutionnel, premium, populaire, techno…)
Qu’est-ce qui a obligé à simplifier / renforcer / stabiliser ? (numérique, app, international, vitesse de lecture, motion…
Est-ce qu’on voit une grammaire, ou seulement un logo ? (déclinaisons, templates, règles répétables…)
Qu’est-ce que le public lit vraiment ? Qu’est-ce qui est gagné/perdu ?
Le brief dit des choses…
et en cache d’autres.
→ ce qu’on cherche : le vrai enjeu (souvent implicite)
Qui commande ? pourquoi ?
publics / tensions / concurrents / contraintes
1 phrase testable
mots + références
Comment ça se voit dans un système
Situé dans le 19e arrondissement de Paris, le 104 est un centre culturel comprenant un espace de résidences, de production et de diffusion pour les publics et les artistes du monde entier. Pensé comme une plate-forme artistique collaborative, il donne accès à l’ensemble des arts actuels, au travers d’une programmation populaire, contemporaine et exigeante. Lieu de vie atypique jalonné de boutiques, il offre également des espaces aux pratiques artistiques libres et à la petite enfance. Pour les start-ups qui intègrent son incubateur, il constitue un territoire d’expérimentation unique, à la croisée de l’art et de l’innovation.
Après 10 années d’activité fructueuse et croissante depuis sa création et un fort développement tant en termes de fréquentation que de rayonnement, le Centquatre souhaite désormais se positionner comme une institution culturelle alternative résolument tournée vers l’innovation et l’émergence.
Situé dans le 19e arrondissement de Paris, le 104 est un centre culturel comprenant un espace de résidences, de production et de diffusion pour les publics et les artistes du monde entier. Pensé comme une plate-forme artistique collaborative, il donne accès à l’ensemble des arts actuels, au travers d’une programmation populaire, contemporaine et exigeante. Lieu de vie atypique jalonné de boutiques, il offre également des espaces aux pratiques artistiques libres et à la petite enfance. Pour les start-ups qui intègrent son incubateur, il constitue un territoire d’expérimentation unique, à la croisée de l’art et de l’innovation.
Après 10 années d’activité fructueuse et croissante depuis sa création et un fort développement tant en termes de fréquentation que de rayonnement, le Centquatre souhaite désormais se positionner comme une institution culturelle alternative résolument tournée vers l’innovation et l’émergence.
La Ville de Biarritz souhaite refondre son identité visuelle afin d’accompagner un changement de cap : sortir d’une image trop centrée sur la destination touristique et affirmer un statut de ville à part entière, vivante et habitée. Cette nouvelle identité devra traduire une vision équilibrée entre attractivité et qualité de vie, dans un contexte de forte pression saisonnière, de tensions sur le logement et d’exigences environnementales croissantes. Elle devra également soutenir une stratégie visant à “accueillir moins, accueillir mieux”, à renforcer l’attractivité hors saison et à porter un récit plus durable et responsable.
L’univers graphique attendu devra assumer le caractère basque tout en exprimant le rayonnement international de Biarritz, sans tomber dans le cliché. Le dispositif final devra être simple, cohérent et déclinable sur l’ensemble des prises de parole de la Ville, en permettant une production fluide et une reconnaissance immédiate.
La Ville de Biarritz souhaite refondre son identité visuelle afin d’accompagner un changement de cap : sortir d’une image trop centrée sur la destination touristique et affirmer un statut de ville à part entière, vivante et habitée. Cette nouvelle identité devra traduire une vision équilibrée entre attractivité et qualité de vie, dans un contexte de forte pression saisonnière, de tensions sur le logement et d’exigences environnementales croissantes. Elle devra également soutenir une stratégie visant à “accueillir moins, accueillir mieux”, à renforcer l’attractivité hors saison et à porter un récit plus durable et responsable.
L’univers graphique attendu devra assumer le caractère basque tout en exprimant le rayonnement international de Biarritz, sans tomber dans le cliché. Le dispositif final devra être simple, cohérent et déclinable sur l’ensemble des prises de parole de la Ville, en permettant une production fluide et une reconnaissance immédiate.
Fondé en 2007, Deezer est un service de streaming musical reconnu mondialement, avec un vaste catalogue et près de 10 millions d’abonnés payants. Dans un marché saturé et très concurrentiel, la marque avait besoin d’une identité capable de parler à une nouvelle génération d’auditeurs : créer un système de marque audacieux, flexible et pensé pour l’avenir de la musique.
Fondé en 2007, Deezer est un service de streaming musical reconnu mondialement, avec un vaste catalogue et près de 10 millions d’abonnés payants. Dans un marché saturé et très concurrentiel, la marque avait besoin d’une identité capable de parler à une nouvelle génération d’auditeurs : créer un système de marque audacieux, flexible et pensé pour l’avenir de la musique.
Théorie d’origine allemande du début du XXème s. qui définit les principes de la perception selon lesquelles notre cerveau traite spontanément les phénomènes comme des ensembles structurés (les formes) et non comme une simple addition ou juxtaposition d'éléments.
le cerveau sépare spontanément un élément principal (figure) de l’arrière-plan (fond) selon ce qui ressort le plus
on tend à compléter mentalement les formes incomplètes pour percevoir un tout cohérent
des éléments proches sont perçus comme appartenant au même groupe
des éléments qui se ressemblent (forme, couleur, taille…) sont perçus comme liés
l’œil suit préférentiellement les alignements et courbes continues plutôt que les ruptures
travail de réduction pour la favicon
« le nombre d’or fait un bon logo »
Un bon logo est souvent bon parce qu’il est dessiné sur mesure (ajustements optiques, rythme visuel), pas parce qu’il obéit à une formule magique.
Problèmes typiques :
On corrige pour l’œil,
pas pour la règle
« un bon logo doit tout dire »
Non, un bon logo doit orienter une lecture, pas raconter toute l’histoire
Aujourd'hui, une marque est devenue une plateforme, un lieu d'échange, une expérience qui suscite un attachement émotionnel.
Pour s'adapter à leur environnement, en évolution rapide, les marques deviennent des organismes vivants.
Les 6 composantes d'une identité et ses connexions créent le système.
Les variables créent la dynamique, en gardant une certaine constante pour maintenir la reconnaissance et la cohérence.
Système typographique + récit
Communication simple et populaire,
proximité avec les publics
Système hiérarchique (ville / mairie / services)

Architecture de marque + déclinaison par entité
Lisibilité citoyenne (qui parle ?)
Une grille de 7x7
Logo + extension à 23 sous-entités
Structure, règles, palette, constance
L’institution = clarté / innovation / méthode
Système expressif mais rigoureux
typographie + composition + direction d’images
institution classique → culture contemporaine
À rapprocher du schéma de Jakobson décrivant les différentes fonctions du langage.
Quelle “pièce maîtresse” fait tenir l’identité : typo, grille, élément graphique, direction d’image, ou variation (règles paramétrées) ?
Quelles 3 lois simples suffisent à produire la majorité des supports (ex. placement du logo, hiérarchie titres, rythme de marges) ?
Où voit-on le système fonctionner “pour de vrai” : affiche, post/story, site/UI, document, signalétique…
Qu’est-ce qui peut varier (images, couleurs secondaires, compositions) et qu’est-ce qui est non négociable (silhouette, typo, grille, zones) ?
Le système dérive vers quoi : uniformisation (tout se ressemble), illisibilité (trop complexe), ou rigidité (ne s’adapte pas aux cas limites) ?